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Les précédents n° de la lettre VeilleNanos

FRANCE : Près de 4% des usages des nanomatériaux importés ou produits en France concernent l’alimentation

Par MD et l'équipe Avicenn - article initialement publié dans la lettre VeilleNanos n°8/9 du 30 décembre 2013

Le Bilan de la première année de déclaration des substances à l’état nanoparticulaire publié fin novembre par le Ministère de l'Ecologie montre que 3,8% des usages des nanoparticules déclarées - importées ou produites en France en 2012 - concernent l’alimentation (sans parler des emballages) :
  • 2,6% avaient vocation à être utilisées pour la fabrication de produits alimentaires
  • 1,2% pour l'agriculture, la sylviculture et la pêche

Parmi les types de nanoparticules concernées figurent (sans hiérarchisation) :
  • Chlorure de calcium
  • Dioxyde de titane
  • Jaune d’oxyde magnétique de fer
  • Cuivre
  • Chlore
  • Dioxyde de silicium
  • Sodium aluminium ou sel d’aluminium et de sodium
  • Différentes formes de silice (gel de silice, silicon dioxyde, silice amorphe de synthèse, acide salicylique – sel de magnésium, silane, silicon dioxyde, silicate, silane, dichlorodimethyl-, produits de réaction avec la silice)

Ces données entraîneront-elles un changement de positionnement du Ministère de l’agriculture et de l’agroalimentaire ? En octobre 2012, ce dernier voulait toujours croire que "les applications commerciales des nanotechnologies dans l’aliment restent marginales" se basant sur le fait qu'"aucune demande d’autorisation, obligatoire avant toute mise sur le marché d’un nouvel aliment, n’a été recensée au niveau européen"
En octobre 2013, il a rajouté la mention « (hors additifs) » lors de la mise à jour de sa page internet dédiée aux nanotechnologies. Décryptage : le Ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire n’est donc pas compétent sur ce domaine, et la balle est donc dans le camp du Ministère de l’Economie (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes - DGCCRF) et de l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui a déjà autorisé en 2009 l’usage de la silice amorphe y compris à l’état nano pour des usages précisément définis (denrées alimentaires en poudre : sucre, sel, assaisonnement, riz...) en 2009. Mais depuis, le projet NANOGENOTOX a montré que certaines nanosilices sont plus génotoxiques à faibles doses qu'à fortes doses (au niveau du colon).


Pour aller plus loin, voir notre rubrique Nano et Alimentation