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ANALYSE - Epistémologie et éthique des nanotechnologies

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Entretien avec Sacha Loeve, philosophe des sciences

Le 12 mai dernier, Sacha Loeve*, philosophe des sciences, était invité par l'Université Tous Ages Lyon 2 et l'Université Ouverte Lyon 1 à la Bibliothèque Jean Macé de Lyon dans le cadre du cycle consacré aux nanotechnologies. Plus que de (se) poser de "simples" questions sur les implications éthiques des recherches et applications nanotechnologiques, il a proposé une réflexion sur les motivations et les modalités de l'exercice de l'éthique dans le champ des nanotechnologies. Dans un entretien accordé à l'Avicenn, Sacha Loeve revient sur... :
  • le discours de "la promesse" qui entoure les nanotechnologies;
  • l'enrôlement des chercheurs en sciences et humaines et sociales pour favoriser l'acceptabilité des nanotechnologies par le public ;
  • la responsabilité des chercheurs qui développent les nano-objets ;
  • la nécessaire réflexion collective sur le type de recherches et applications qui doivent être poursuivies - ou non, et au nom de quelles valeurs.
Par MD - 20 juin 2011

Avicenn : Pourquoi s'intéresser, en tant que philosophe, au domaine des nanotechnologies ?
S.L. : Ce qui intéresse les philosophes, ce sont les objets difficiles à penser, des objets-problèmes. Comme cet animal rencontré par des explorateurs en Australie et qu'ils ont appelé "Ornithorhynchus paradoxus" : un mammifère à bec de canard, avec des crochets venimeux et une queue de castor, un animal-paradoxe qui ne rentrait pas dans les classifications des naturalistes.
Les nano-objets, c'est un peu pareil : ils sont invisibles mais constamment exhibés comme des objets qui ressemblent à des objets familiers, avec lesquels on peut faire de la mécanique classique, du lego, etc. ; ils promettent une infinité d'applications mais les neuf-dixièmes de la production des labos demeure délicieusement inutile et ne trouvera sans doute jamais d'usage.
Les nano-objets permettent aux scientifiques de continuer à faire ce qu'ils appellent de la recherche fondamentale.... tout en jouant le jeu de l'économie de la promesse.
Au niveau de la philosophie des sciences, ces objets exigent que l'on sorte des approches dominantes qui pensent les sciences à partir du rapport "théorie/expérience", et surtout à partir de la seule physique. Pour penser ces objets, il faut faire de la philosophie de la chimie, des matériaux, de l'électronique, de toute une série de "sciences mineures" qui n'ont jamais eu leur philosophie, parce que la philo des sciences s'est beaucoup intéressée aux "grandes théories" qui changent la vision du monde. Et puis les nanos obligent à repenser le rapport entre la philosophie des sciences et la philosophie des techniques : la technique produit des connaissances, défie les théories, elle n'est pas que l'application utilitaire d'une science "pure".

Avicenn : Alors ce n'est pas un souci éthique qui motive le philosophe avant toute chose ?
S.L. : L'éthique, pour moi c'est le même souci, mais transposé à la question du "bien vivre ensemble". L'éthique ou la morale, c'est la question des comportements (éthos en Grec) ou des mœurs (mores en latin). Quelles "manières" doit-on inventer pour accueillir ces nano-objets, bien vivre avec eux ? Doit-on les accueillir d'ailleurs et, si oui, qu'est-ce qu'ils exigent de nous ? En est-on capables ou faut-il y renoncer ?
Je suis ainsi persuadé qu'il faut inventer de "bonnes manières" de traiter les objets. Mais avoir de "bonnes manières", ce n'est pas tout accepter. C'est définir ce qui importe. Prenez la manière dont sont fabriqués nos objets d'usage à l'échelle moléculaire (du téléphone mobile aux revêtements des bâtiments, en passant par les emballages - tout), ils se mettent à interagir avec nous mais aussi avec leur environnement d'une manière différente : on change ce qui est visible ou invisible dans les objets ; il y a de la toxicité qui émerge, des interactions auxquelles on n'avait pas pensé ; il y a aussi les chaînes de production et de distribution, les travailleurs et tous ces "techniciens invisibles".
Les objets prennent un nouveau sens, qui n'est pas qu'utilitaire. Un objet n'est plus seulement ce que je tiens dans la main et que j'utilise sans trop me soucier de la façon dont il fonctionne. Il est en rapport avec des processus naturels, des forces physiques, des interactions au niveau moléculaire avec le vivant. On peut même dire qu'il est l'ensemble de ces rapports. Et là, il faut déterminer quels sont les rapports qui importent, là où nous voulons regarder et ce que nous ne voulons pas voir - car rien ne nous oblige à vivre avec tout cela ! Le problème est de savoir qui en décide.
Chaque société, disait le philosophe des techniques Gilbert Simondon, se définit par la manière qu'elle a d'accueillir et d'exclure certains objets techniques, de leur donner un "droit de cité". Certains objets ne peuvent d'ailleurs avoir "droit de cité" que déguisés : ils ne se montrent pas dans leur aspect de pur fonctionnement mais le tiennent caché à des échelles qui nous sont inaccessibles ou dans des boîtiers qui décalquent en quelque sorte l'image de l'objet sur celui du "mobilier culturel" dans lequel il va s'intégrer...
La technique, c'est de l'humain, mais c'est toujours de l'altérité. C'est l'autre en nous. Et un collectif humain se définit par la manière dont il accueille l'autre. Du coup, choisir quel rapport on veut avoir à la technique, choisir comment on "représente" ce qui dans la technique est rendu invisible, c'est instituer un certain collectif et un certain rapport à la nature, donner forme à "ce à quoi nous tenons". Ce ne sont pas des questions nouvelles, pas du tout, mais ce sont des questions que les nanotechnologies amplifient, parce que tout d'un coup, nos sociétés se confrontent à elles-mêmes dans le rapport qu'elles ont au moléculaire et à l'invisibilité des techniques. C'est en soi un paradoxe, et un paradoxe éthique.

Avicenn : c'est intéressant, parce qu'il semble que ce n'est pas tout à fait comme cela qu'on demande aux sciences humaines de travailler sur les enjeux des technologies.
S.L. : En effet, du point de vue des autorités publiques, la motivation est très "intéressée". Ce qui justifie les recherches menées sur les "implications éthiques" des nanos, c’est moins un souci éthique portant sur ce à quoi nous tenons pour bien vivre-ensemble, qu’une tentative de minimiser la présupposée peur du "public". C'est une "peur de la peur", qui paradoxalement produit effectivement de la peur. Du coup, il y a une commande explicite de la part du politique pour que l'on engage et facilite le dialogue avec "la société" le plus tôt possible.

Avicenn : Favoriser un questionnement éthique précoce est pourtant important
S.L. : Certes, il est préférable de prendre en considération les aspects éthiques au plus tôt, contrairement à de précédentes "vagues technologiques" où les "effets secondaires" ont été gérés après-coup. Mais il faut être vigilant, et œuvrer avec discernement : les chercheurs en sciences humaines et sociales sont mandatés pour réfléchir aux questions éthiques que soulèvent les nanotechnologies dans une visée très conformiste, au service de pouvoirs (institutionnels, académiques, industriels) en place : rendre les nanos "socialement acceptables" par le "public".

Avicenn : C'est stipulé tel quel par les pouvoirs publics ?
S.L : Oui, c'est même souvent écrit noir sur blanc ! Si vous lisez les rapports et les programmes officiels qui émanent des pouvoirs publics sur les nanos, vous trouvez presque toujours un passage justifiant l'intégration des sciences humaines et sociales en amont de la recherche & développement nano, afin d'éviter le "syndrome OGM", c'est-à-dire leur rejet massif par la population. La demande d'éthique sert ici explicitement à faciliter l'adhésion du public. Ce que Luc Boltanski et Eve Chiapello appellent le "troisième esprit du capitalisme" s'applique ainsi parfaitement à la demande d'éthique par les autorités publiques en matière de nanotechnologies. C'est un capitalisme qui fonctionne à la morale.

Avicenn : C'est-à-dire ? Pouvez-vous préciser le lien entre adhésion au capitalisme et adhésion aux nanotechnologies ?
S.L : Dans Le nouvel esprit du capitalisme, Boltanski et Eve Chiapello reprennent l'expression de Max Weber, l' "esprit du capitalisme", à savoir l’idéologie justificatrice que le capitalisme se doit de générer pour obtenir l’adhésion de ceux qui sont nécessaires à son développement (travailleurs, consommateurs, etc.). Boltanski et Chiapello relèvent trois procédés auxquels "le troisième esprit du capitalisme" recourt pour assurer les conditions de l’accumulation du capital :
1 - Offrir des perspectives suffisamment enthousiasmantes ;
2 - Garantir une sécurité suffisante ;
3 - Assurer que leur engagement contribue à la réalisation d'un bien commun et satisfait à des exigences morales.
Or ces trois procédés sont au cœur du discours de promotion des nanotechnologies :
1 - il y a en effet autour des nanotechnologies tout un discours de la promesse portant sur les applications futures attendues ; il s'agit d'offrir des perspectives enthousiasmantes, souvent même présentées comme illimitées ;
2 - on entend souvent l'appel à un développement "responsable" des nanotechnologies, avec une évaluation systématique et sérieuse de leurs risques "potentiels" pour l'environnement et la société ;
3 - les références aux valeurs morales, à la justice sociale, à une juste distribution des bénéfices supposés des nanotechnologies, à la réduction de la fracture nord/sud sont également légion. Il faut que les nanotechnologies soient en conformité avec les valeurs et les aspirations partagées par "nos" sociétés.

Avicenn : De quelle marge de manœuvre disposez-vous par rapport à cette commande politique ?
S.L : Les chercheurs en sciences humaines et sociales qui travaillent sur les programmes nano - et notamment le philosophe que je suis - ne font pas que répondre à une commande. Faire de la recherche, dans toute discipline, c’est toujours plus que répondre à une demande, aussi politique soit-elle. On déplace aussi les questions !
On demande souvent au philosophe, mais aussi au sociologue, dans un cénacle de scientifiques par exemple, de se faire le porte-parole des valeurs socialement partagées : "alors, que veut LA société" ? Mais le "nous" n'est pas si uniforme que cela. En fait, on utilise souvent les objets techniques pour parler des désirs des autres à leur place. C'est une technique de marketing éculée. J'essaie plutôt de faire parler les chercheurs de leurs objets : "qu'est-ce qu'elle peut bien nous vouloir votre nano-chose ?" J'essaie de faire citer les objets à comparaître, pas seulement pour voir comment ils "impactent" les valeurs soi-disant partagées, mais pour essayer de voir quelles nouvelles valeurs ils sont susceptibles de faire émerger, et quelles sont les questions que cela pose.

Avicenn : Justement, quelles sont les questions que vos recherches vous ont amené à (re)considérer ?
S.L : Avec le groupe Nano2e, on se penche sur la façon dont les objets "nano" eux-mêmes peuvent être inclus dans le champ de l'éthique, afin de ne pas limiter la réflexion éthique à la seule question de leurs usages. On entend souvent que les objets techniques sont moralement neutres, autrement dit qu'ils ne sont pas dangereux en soi mais que c'est leur (mauvais) usage qui peut être dangereux. La comparaison entre les nanos et le couteau revient souvent ; "le couteau peut être utile mais aussi servir à tuer", tout dépend de l'usage qu'on en fait. Ce lieu commun n'est plus vrai dans le champ des nanotechnologies ; c'est cette distinction entre les nano-objets et leurs usages que nos recherches remettent en question.

Avicenn : Par exemple ?
S.L : Prenez le cas des machines moléculaires artificielles : ces nano-objets sont conçus et synthétisés par des chercheurs sans que ces derniers aient une idée prédéfinie de leur utilisation. Ils ont pourtant bel et bien des fonctions (mécanique : rotation, translation ; électroniques ; électrochimiques) qui ne sont pas créées en vue d'une utilité précise. Ces objets ne sont donc pas de simples moyens au service des sujets (les hommes), ils sont aussi pour les chercheurs une fin en soi. Les chercheurs qui les créent s'efforcent de maintenir, de soutenir et d'accompagner ces objets dans l'existence... puisque ces derniers n'existeraient jamais par eux-mêmes. Et ils n'existent même pas tout à fait par eux-mêmes, mais par la valeur qu'on leur accorde, qui dans ce cas précis, n'est pas une valeur strictement utilitaire. Ce sont les chercheurs qui font exister ces nano-objets, et en ce sens, ils ont des obligations morales envers les objets techniques, pour reprendre la proposition de Gilbert Simondon.

Avicenn : Concrètement, en quoi consistent ces obligations morales des chercheurs vis-à-vis des nano-objets qu'ils créent ?
SL : C'est là qu'il faut faire preuve d'"imagination morale". La question est de savoir quels liens on fait exister quand on fait exister un objet. Les chercheurs de différentes disciplines (sciences humaines y compris) tissent des liens entre eux en faisant exister des objets communs. Mais cela ne concerne pas que les chercheurs. Dans les débats sur la toxicité des nanoparticules, les collectifs concernés se battent bien pour faire exister l'objet "nanoparticule" face aux industriels qui ont tendance à minimiser son existence au profit d'objets qui sont censés ne pas poser de problème : ce sont des ions, ce sont des colloïdes, etc. La formulation des problèmes qui importent et la caractérisation (la manière dont on les fait exister) des objets ne font qu'un. C'est ce qu'explique très bien Brice Laurent dans son livre Les politiques des nanotechnologies. Mais surtout, il faut penser cette responsabilité comme une responsabilité relationnelle : l'objet se déplace de milieu en milieu, social, économique, symbolique, naturel, et il est souvent un lien ou un relai entre tous ces milieux. Il suffit de penser aux chaînes d'extraction, de production, de distribution et de recyclage. On est donc responsable des liens que les objets créent, font ou défont. Ce sont précisément ces aspects relationnels que la distinction "neutralité des objets / moralité des usages" empêche de penser : un industriel par exemple, dira que sa responsabilité s'arrête là où l'objet est passé chez un autre, un autre industriel, un distributeur ou un consommateur. L'objet tricote des liens, mais ces liens sont rendus invisibles parce que l'objet n'est conçu que comme une chose neutre dont l'humain peut disposer à sa guise. Or les techniques structurent les collectifs. Même pour les nano-objets qui n'ont pas d'application, comme ces molécules-machines, mais qui ont néanmoins de véritables objets techniques, les chercheurs sont responsables des images, des métaphores et des récits que véhiculent les objets qu'ils créent.

Avicenn : Qu'en est-il plus précisément dans le cas de nano-objets qui sont créés en vue d'applications bien définies ?
S.L : Prenons le cas des nanovecteurs pour médicaments, qui sont présentés comme permettant d'administrer des médicaments de façon plus ciblée et donc de diminuer les effets secondaires indésirables. Dans la mesure où la substance nanovectorisée n'est pas bioéquivalente par rapport à sa formulation classique, de nouvelles propriétés toxicologiques émergent, entraînant potentiellement avec elles d'éventuels nouveaux effets indésirables. On est là face à un paradoxe : le nouveau mode d'administration des médicaments, sous sa forme nano, est censé être totalement fonctionnalisé, totalement sous-contrôle... mais entraîne en fait des nouveaux éléments que l'on ne contrôle pas. Il faut donc se méfier de l'illusion de contrôle et avoir le souci des milieux (ici biologiques) que traversent les nano-objets.

Avicenn : Les mêmes questions ne se posent-elles pas pour les applications non médicales - par exemple dans les domaines du sport, des textiles, de l'automobile, des cosmétiques, de l'alimentation, etc. ?
S.L : Si en effet. Les risques toxicologiques sont tels qu'un consensus semble se dégager sur la nécessité de procéder à des études de toxicologie et d'écotoxicologie prenant en compte non seulement la composition chimique et la taille des nanomatériaux, mais également la forme, les propriétés et la charge de surface, la solubilité, l'adhésion, le type de matrice dans lequel le nanomatériau est intégré, etc.
Idéalement, chaque analyse devrait en outre porter sur chaque étape du cycle de vie du nanomatériau considéré dans sa spécificité : lors de la production du matériau considéré, lors de son utilisation, de son vieillissement et de son usure, et enfin lors de sa destruction. Ainsi considéré, l’objet "nano" devient un véritable analyseur de nos comportements, de nos usages, et de notre réflexivité environnementale. Construire une éthique des nano-objets, c'est donc commencer par mettre en lumière le fait qu'il convient de porter son attention sur l’objet lui-même (son devenir, les agencements dans lesquels il peut entrer et qui vont lui conférer des propriétés non prévues au départ) et sur notre relation à lui. Se préoccuper des liens que nos objets tissent entre nous et le monde, entre nous et la nature, et des liens que les objets tissent entre eux, telle serait la posture éthique à laquelle pourrait nous introduire la question des risques "nano", au-delà du simple traitement coûts/bénéfices qui en est le plus souvent fait dans les approches classique de gestion des risques.

Avicenn : Mais alors, quelle différence entre les préconisations que vous faîtes en tant que philosophe des sciences et celles exprimées par les toxicologues ou agences sanitaires par exemple ?
S.L : L'OCDE a listé pas moins de 59 paramètres à prendre en compte pour chaque analyse toxicologique... liste qui n'est, au demeurant, pas exhaustive ! On voit vite qu'une évaluation exhaustive des risques des nanomatériaux est un objectif inatteignable. Mais il faut précisément comprendre qu'on n'a pas à exiger une connaissance intégrale des faits pour être en mesure de décider. Il suffit d'en savoir assez. Dans ce contexte, une réflexion éthique permet de mettre en évidence la nécessité de faire des choix, de décider ce qui mérite d’être développé, d’être mieux compris, au détriment de ce qui fait moins sens pour le futur de nos sociétés. Ce choix ne doit pas être effectué par les seuls chercheurs en nanosciences ou en toxicologie ou en éthique, mais par tous ceux, mandatés ou pas, qui se saisissent du problème. Par exemple, il ne serait pas absurde de décider qu’il est socialement préférable d’orienter les recherches nano vers des systèmes de dépollution des eaux plutôt que vers des chaussettes antibactériennes. L’éthique intervient précisément à partir du moment où des choix sont nécessaires.

* Sacha Loeve travaille dans le cadre de deux projets de recherche :
  • Nano2E, "Nano-Epistémo-Ethique : pour une éthique des nanotechnologies informée par l’épistémologie" financé par L’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et coordonné par Xavier Guchet, maître de conférence en philosophie à l’université Paris 1.
  • GOTO, Genèse et Ontologie des Objets Technoscientifiques, programme franco-allemand en science humaines (ANR-DFG) co-dirigé par Alfred Nordmann TU-Darmstadt et Bernadette Bensaude-Vincent à Paris 1.

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